27 mars 2008
Hautes réflexions autour d'un théâtre
Hier soir, pendant que l'Oiseau profitait encore une fois du dîner traiteur dans la loge au Stade de France (et accessoirement garnissait les tribunes pour le match de foot), je me suis affalée dans le canapé pour suivre le nouvel épisode de la Nouvelle Star (en passant, vivement le direct qu'on ne soit plus contraint de supporter ces mises en scènes neuneu et ridicules qui ne dupent plus personne).
C'est impressionnant comme la retransmission télévisuelle n'est pas fidèle à la réalité. Je parle du théâtre du Trianon, dans lequel je suis allée assister à un concert mardi soir. Le lieu est un peu vieillot, l''espace est ramassé. Pas du tout comme dans l'écran de télé où on croirait qu'il s'agit d'une immense salle restaurée depuis peu.
Mais bon, on s'en fout parce que, une fois encore, nous n'avons pas été déçus du spectacle que nous sommes allés voir (gratuitement) : le Joyeux urbains ! Eh oui, les mêmes que ceux que nous étions déjà allés voir l'année dernière.
C'est en recevant des invitations de dernière minute sur mon e-mail que j'ai été informée du concert. Ni une, ni deux, c'est parti ! On avait bien rigolé l'année dernière et même si, cette année, ce fut moins la surprise car on connaissait déjà un peu le répertoire, on a encore beaucoup apprécié ! En plus, il y avait des guest-stars car c'était les 13 ans du groupe.
Bon et j'ai même pas honte d'annoncer que j'ai pris 2 places pour aller voir les Fatals Picards à l'Olympia ! J'aime bien les gens qui ne se prennent pas au sérieux.
21 mars 2008
J'aurais presque le vertige
Pour la première fois depuis mon embauche dans cette entreprise et après 3 années de réclamation, je suis montée d'un échelon dans la classification des cadres.
Ca mérite quand même d'être signalé.
19 mars 2008
Ils ne font rien que de m'embêter !
La réalisation de mes souhaits et projets pour les semaines à venir relève du flou et du "rien n'est moins sûr". Et ça me stresse un peu.
J'aimerais bien pouvoir situer nos projets et savoir sur quel pied danser.
Je ne suis pas de nature angoissée d'habitude. Seulement là, il y a quelques faits dont l'issue reste encore inconnue et qui viennent perturber mon flegme naturel.
Quel va être le verdict du scanner du cerveau que mon père a passé ce matin ?
Quand la personne qui achète mon appartement va-t-elle me donner des nouvelles concernant son prêt ?
Pourquoi, au moment où je dois débloquer mon PEE, l'action a-t-elle perdu 20 % ?
Du coup, me restera-t-il assez d'apport pour financer ce que je dois à la banque ?
Sera-t-il possible d'entreprendre les travaux que nous aimerions réaliser dans notre appartement ?
Pourquoi le travail que j'ai effectué il y a 3 mois et qui était super urgent est-il encore bloqué sur le bureau de mon chef et ne profite donc à personne ?
Allons-nous trouver des âmes charitables pour nous aider dans notre déménagement (on dirait que celles qui avaient participé à mon emménagement ne sont plus partantes...) ?
Pourquoi, au lendemain de mes 34 ans, ai-je perdu la moitié d'une dent ?
Il y a des coïncidences qui ne me font vraiment pas rire.
13 mars 2008
Le bout du tunnel
Aaah... Je commence à me satisfaire de moi-même. Et je pense même aux futurs compliments que je vais enfin recevoir.
Non, vous ne vous égarez pas. C'est bien de Wonderwomette dont il s'agit. Et mes chevilles rentrent encore dans mes bottes.
Je m'explique.
Cela fait 7 ans et demi que je travaille dans ma boîte et cela fait environ 7 ans que je bosse sur un projet de mise en ligne d'une base documentaire sur notre Intranet. Je vous passe les détails mais je ne vous cache pas que cette arlésienne commençait :
1 - à me gonfler
2 - à me peser sur le moral car ça fait 7 ans que je saisis des documents dans cette base sans que personne n'y ait accès (à part moi)
3 - à me décridibiliser sérieusement aux yeux de mes relations professionnelles.
Pendant plus de 5 ans, je n'étais franchement pas maîtresse de mes actes (en gros, j'étais sous la houlette d'une chef plutôt envahissante). Donc, c'est avec un grand plaisir que, une fois libre et indépendante, j'ai pris les choses en main et ai décidé d'en finir une bonne fois pour toutes avec cette histoire.
Aujourd'hui, j'ai validé le rapport d'audit. J'ai reçu le rétro-planning du projet. J'ai fais le "ménage" dans la base actuelle (qui en avait bien besoin) afin qu'elle soit parfaitement en adéquation avec les bonnes terminologies.
Dans 3 mois, enfin, ce sera la consécration !! Et tous ces gens qui ne comprennaient pas ce que je fichais avec cette base et à quoi ça servait, ils pourront enfin se rendre compte du boulot effectué depuis 2001.
Et là, je pense que ça ne va pas passer inaperçu... enfin, j'espère !
Cette nuit, j'ai écris des mail professionnels les 3/4 du temps : je rêvais que je réglais mes comptes avec tous ces collègues qui ne m'ont pas aidée dans la réalisation de mon projet.
J'étais Wonderwomette pour de vrai !
11 mars 2008
Faux-amis
Grâce à toutes ces nouvelles technologies, ces sites web de retrouvailles ou de relationships, ces volontés parfaitement distinctes de s'attendrir sur son passé et, à la fois, d'entretenir un réseau de connaissances en tous genres... eh bien grâce à cela, j'ai pu retrouver des vieilles connaissances/ami(e)s dont je n'avais absolument plus aucune nouvelles depuis des années, et aussi prendre contact avec des gens que je ne connaissaient ni d'Eve ni d'Adam avant de m'inscrire sur un de ces sites.
C'est marrant, j'ai pu retrouver ainsi des personnes de ma boîte, des relations professionnelles, des amis d'amis, des "stars", des gens qui me "poke" sans pour autant me connaître...
Quand je vois ce jeune Australien qui a essayé de rentrer en contact avec moi à trois reprises, cela me fait finalement bien rigoler. Même si je ne suis pas fermée à faire de nouvelles connaissances, des fois je me demande "Pour quoi faire ?".
Autant j'apprécie de retrouver des personnes que j'ai connues, autant je ne comprends pas à quoi ça sert de se persuader qu'on a plein d' "amis" via un site web à dimension infernale !
Les relations, ça peut toujours servir : voilà comment je traduis l'intérêt que certaines personnes portent à cette démarche. Et bien bête celui qui refuserait d'en profiter.
Mon Dieu que je dois paraître bien ringarde là, maintenant !!
Et ça doit d'ailleurs être pour cela que je n'ai aucune chance de pouvoir prétendre à me faire coopter, favoriser, pistonner, etc.
Ceci dit, peut-être qu'un vieil ami deviendra un être très influent sur la place de Paris un de ces jours ! Et là, même si j'ai eu plaisir à retrouver sa trace, même si cet ami m'était proche en CM1 ou au lycée, je ne pense honnêtement pas en profiter.
Aïe, aïe, aïe... irrécupérable, j'vous dis !
10 mars 2008
Aïe !
Ce week-end, j'avais la grande résolution de m'occuper de ma petite personne. Genre auto-séance esthétique à la maison, en commençant par le "basic", c'est à dire la fameuse épilation de la mi-jambe.
Mais voilà... c'est l'hiver. Et en hiver, je ne suis finalement pas vraiment très motivée pour entretenir la "broussaille" qui envahit mes gambettes. Oui, parce que...
Ca fait mal
de vivre sans poils.
Ca fait mal
de tirer d'sus, j'en suis toute pâle !
Oui ça fait mal
d'arracher ces poils
Ca fait mal
et tout l'monde s'en balance pas mal !
En conclusion, pas de jupe cette semaine... En même temps, je ne suis pas à ça prêt : je dois me mettre en jupe en moyenne 3 fois dans l'hiver.
J'ai vraiment de gros problèmes existentiels moi, en ce moment.
07 mars 2008
Tout l'monde s'en va
Ouais ! En ce moment règne une ambiance assez particulière au boulot.
Enfin, quand je dis "particulière", ce n'est pas vraiment exact car, pour être plus précise, c'est plutôt une ambiance de chiotte. Et l'ambiance de chiotte revient somme toute assez fréquemment. Donc, elle n'est plus vraiment particulière mais perpétuelle.
Bref.
Donc, comme d'habitude, l'ambiance frise avec la déprime dans les esprits des collègues (pas forcément dans le mien, je suis encore assez épargnée pour cette fois).
Morosité, baisse du pouvoir d'achat et donc du moral au moment de découvrir le montant des augmentations (j'attends encore de connaître ce qu'il en est pour moi), relations tendues avec les managers qui ne savent pas manager et qui, bizarrement, ont la joie, eux, de ne pas voir leur pouvoir d'achat diminuer...
Du coup, les choses ne peuvent pas rester en l'état.
Les jeunes réagissent.
Les "presque trentenaires" savent que leur destinée ne dépend pas de leur boîte.
Les plus réactifs ont amorcé des démarches.
Les plus prudents attendent encore "pour voir si cela pourrait s'arranger".
Les plus ambitieux sont déjà partis.
Le petit personnel est démotivé et se pose des questions.
Et il y a ceux qui ne se posent pas de questions et qui sont heureux de vous annoncer, les uns après les autres, qu'ils ont posé leur démission. Qu'ils ont trouvé un autre poste. Qu'ils commencent dans deux semaines. Qu'ils se sentent libérés parce qu'ils réalisent qu'il y a une vie après...
En une semaine, j'ai appris le départ de 4 personnes avec qui j'ai eu l'occasion de travailler plus ou moins en étroite collaboration. Quatre jeunes femmes qui ont compris qu'aucune évolution et aucune reconnaissance n'aurait été possible en restant là.
Bon vent les filles !
Ca donnerait presque des idées !!
05 mars 2008
Tournent, tournent, les années tournent
Je n'arrive pas à me situer dans cette période de vie assez déroutante.
Je ne sais pas si, pour vous tous, c'est la même chose. Ce sentiment étrange et bizarre d'être à la croisée de deux chemins : celui que je poursuis en faisant évoluer ma propre vie (la logique des choses) et celui qui signifie que je pourrais perdre mes repères familiaux (tout aussi logique, je vous le concède).
A mon grand âge, et étant la dernière née de ma famille, je ne peux m'empêcher de penser au moment où, forcément, mes parents ne seront plus là.
Parce que, on a beau dire ce qu'on voudra, on ne voit pas vraiment vieillir ses propres parents de la même façon qu'on voit vieillir quelqu'un d'autre.
Dans ma tête, mes parents prennent de l'âge certes, mais ils sont toujours tels que je les ai toujours connu -- cela doit correspondre (à peu près) à enfoncer une porte ouverte ce que je raconte.
Mais n'empêche, en ce moment, cette idée squatte mon esprit.
Pourquoi ? Sans doute parce que moi, je me considère toujours comme la fifille à sa maman, comme la petite dernière, comme quelqu'un qui s'attache à ses repères familiaux de toujours. Ce n'est pas que je sois du genre à être sans arrêt dans les jupes de ma mère ni tous les soirs pendue au téléphone avec Jéhovah City, mais j'ai tout de même quelques restes du cordon ombilical sur le nombril (oh, rassurez-vous... ce n'est pas grand chose ! Juste un demi-centimètre qui dépasse).
Bon et alors ? C'est quoi le problème ?
Eh bien le problème, c'est que mon père a la maladie-dont-on-parle-beaucoup-en-ce-moment-grâce-à-Nicolas-S. et que bon, je ne vais pas faire un dessin mais c'est le genre de chose qui préoccupe, qui inquiète et qui turlupine.
Etant à 5 heures de route de chez mes parents (et 2h30 de TGV, c'est vrai), je n'arrive pas très bien à me rendre compte de l'évolution de la maladie. Ma mère reste toujours aussi vague au téléphone : "s'il pouvait rester comme ça encore un moment, ça irait" qu'elle me dit tout le temps. Mais au bout d'un an, j'ai du mal à croire que la situation "reste comme ça" sans bouger.
Pour preuve, ma soeur, que j'ai eu téléphone l'autre soir, me racontait bien des événements que ma mère s'était bien gardée de me raconter... Et voilà ! Maintenant je ne pense plus qu'à ça.
Qu'est-ce-que je vais pouvoir faire pour mes parents ? Comment soulager ma maman de cette situation ? Quand vais-je rentrer dans ma tête que mon père, ce héros, n'est plus le même désormais ?
Je vais leur rendre visite dans deux semaines. Toute la famille sera là (et pour cause, ce s'ra quand même mon anniversaire !) et cela me fera du bien de constater de par moi-même comment ça se passe sur le terrain !
Ah la la la la... ça m'a quand même fait du bien d'écrire tout ça !
Bon. De toute façon, la vie, c'est aussi comme ça que ça se passe... mais n'empêche que j'aimerais bien que mes parents puissent se réjouir de connaître mes futurs bambins* !
"Tournent, tournent, les années tournent" **
* Ceci n'est en aucun cas une annonce subliminale.
** © Gabriel Yacoub




